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PAROLES DE LA CHANSON « VOUS DANSEZ ENCORE... », ÉCRITES PAR L'AUMONIÈRE VAUDOISE VÉRONIQUE JULIER, LE 5 JANVIER 2026, EN HOMMAGE AUX VICTIMES DU DRAME DE CRANS-MONTANA.

 

C'était une nuit à part, scellée dans le calendrier,

Un ilôt d'insouciance au milieu des heures serrées

Ils riaient fort, lançaient des vœux joyeux

Pour des amis dans le ciel d'hiver.

A Crans-Montana ça brillait sans se méfier

Des « viens », des « restes », pour se réchauffer On fêtait l'année écoulée, enlacés dans la danse

L'amitié célébrée pour sentir l'existence.

Il a couru plus vite que les signaux de danger

Plus vite que les pas dans l'escalier.

Et d'un seul coup, la fête a retenu son souffle,

Comme si la nuit avait oublié de respirer.

Mais je vous imagine, main dans la main, Passant la porte du ciel sans vous lâcher.

Vous dansez encore au-dessus du chagrin, Dans une lumière douce où rien ne peut brûler.

Le feu s'est approché, déguisé en fête

Artifice malhonnête

Un jeu, une étincelle... puis la nuit a mordu.

Si vite que le temps s'est brisé, net, par-dessus.

Tous pris dans le même instant, au cœur du Nouvel-an

Une seconde avant, dans les bras, simplement.

Et puis... le monde entier planté là-devant.

Comme un message en plein envoi... et puis plus rien, tu vois.

Mais je vous imagine, main dans la main, Passant la porte du ciel sans vous lâcher.

Vous dansez encore au-dessus du chagrin, Dans une lumière douce où rien ne peut brûler.

Ici tout en bas, il y a les mères, les pères, Les amis sans repères.

Les profs, les voisins qui tendent la main,

Même le chef des pompiers a le cœur brisé

Et déjà les paroles tombent, lourdes comme des pavés :

On cherche un pourquoi, un endroit où crier

On dira « il fallait », ou « ils n'auraient pas dû », Pour habiller l'impuissance, pour se sentir moins nu.

Mais je vous imagine, main dans la main, Passant la porte du ciel sans vous lâcher.

Vous dansez encore au-dessus du chagrin, Dans une lumière douce où rien ne peut brûler.

Aucun tribunal de phrases, aucun orage de raisons

Ne ramènera vos rires, ni vos saisons.

On dépose des bougies, on lève les yeux au ciel,

On lance un « je t'aime » pour rejoindre vos ailes. Pour écouter la chanson :

 
 
 
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